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Ce que Freud doit à Jung

Il n’est pas douteux que les débuts de la psychanalyse ont été difficiles. Freud avait bien du mal à être entendu par ses confrères et, la plupart, ne le prenaient pas au sérieux. Pire, encore, beaucoup considéraient son approche comme participant d’une science juive, ce qui, évidemment dans le contexte de l’Europe profondément antisémite du début du 20ème siècle ne pouvait que la discréditer.

Dans ces circonstances, ce ne peut être qu’avec un grand espoir de reconnaissance que le neurologue de Vienne apprend, en 1901, que le Docteur Eugène Bleuler, professeur de psychiatrie à Zurich et directeur de la clinique psychiatrique du Burghölzli, jouissant alors d’une grande réputation, s’intéresse à ses travaux.

En effet, Bleuler a été impressionné par « l’interprétation des rêves ». Il va alors entreprendre une correspondance avec Freud et demandé à son jeune assistant, le Docteur Carl Gustav Jung de présenter l’ouvrage à l’équipe du Burghölzli.

A son tour, en 1906, le dit Dr Jung publie un ouvrage intitulé « psychologie de la démence précoce » dont il adresse à Freud un exemplaire. Cela permit une abondante correspondance entre les deux jeunes médecins et aboutit à ce qu’ils se rencontrent, chez Freud, à Vienne, le 3 mars 1907.

Jung devait reconnaître, plus tard, tout ce qu’il devait « aux géniales conceptions de Freud » ajoutant « qu’on ne pouvait réfuter Freud qu’à condition d’avoir soi-même, utilisé souvent la méthode psychanalytique… sur une longue période et avec patience » et concluant «  si on ne peut pas le faire, on n’a pas le droit de porter un jugement sur Freud à moins de se comporter comme ses fameux hommes de science qui refusaient de regarder à travers les lunettes de Galilée ».

Il paraît juste de souligner qu’en contrepartie, l’adhésion de Jung, à cette époque-là, aux nouveaux concepts énoncés par la médecin viennois, a permis un rapprochement avec « l’école de Zurich » et donné, en quelque sorte, ses lettres de noblesse à la psychanalyse.

Le fait qu’un scientifique suisse, de langue allemande, soutienne les idées de Freud et ses publications, a manifestement permis, selon les propres mots de Freud, de soustraire « la psychanalyse au danger de devenir une affaire nationale juive »  et a manifestement été à l’origine du développement de cette nouvelle science en Europe d’abord, aux Etats-Unis ensuite puis dans le monde.

 

Jacques Schecroun

Secrétaire-Général de la SFU-Paris

 

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